Transformation

Depuis deux décennies, nous assistons à une réduction systématique des nouvelles constructions en Belgique au profit de projets de rénovation, y compris de reconversion. Le nombre de permis d’urbanisme délivrés pour des bâtiments résidentiels indique qu’en 1996, on dénombrait 60 % de nouvelles constructions, contre 40 % de rénovations. En 2015, cette proportion a presque totalement basculé avec 44 % de constructions neuves, contre 56 % de rénovations. On ne dispose malheureusement pas de chiffres précis sur le nombre de logements réalisés chaque année en Belgique grâce à des projets de reconversion. En Région wallonne, au cours de la période 2008-2012, 7,9 % de la production de logements – soit près de 6600 logements – résultaient de projets de reconversion, y compris des projets de réaménagement consistant en des démolitions et de nouvelles constructions. Les projets de reconversion réalisés depuis 2000 sont répartis sur l’ensemble du territoire belge. Cependant, en raison de l’offre de biens disponibles, de la demande locale de logements et de la dynamique économique, ils se situent principalement dans les zones urbaines et périphériques du nord du pays.

Il semble qu’actuellement, la différence entre le marché des nouvelles constructions et celui de la reconversion pour les projets immobiliers résidentiels est faible. Les plus grands acteurs immobiliers sont actifs sur les deux marchés. Plusieurs promoteurs se sont spécialisés dans la reconversion de sites industriels à grande échelle, tels que Re-vive, PSR ou Equilis.

Tant les promoteurs qui construisent des logements en vue de les vendre (p. ex. Matexi) que les sociétés immobilières spécialisées dans l’immobilier résidentiel destiné au marché locatif (par ex. Home Invest Belgium) sont actifs sur le marché de la reconversion.

Dans la pratique, un projet de reconversion est généralement précédé d’un transfert de propriété de l’ancien propriétaire au promoteur.